L'Océan au bout du chemin, Neil Gaiman

1 août 2017


"Les adultes suivent les chemins. Les enfants explorent."

De retour dans le village de sa jeunesse, un homme se remémore les événements survenus l'année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée. L'obscurité qui monte. Et Lettie, la jeune voisine, qui soutient que la marre au bout du chemin est en fait un océan...







Hy, padawan!

Aujourd'hui, je te cause d'un livre de Neil Gaiman, L'océan au bout du cheminJ'avais déjà entendu parler de cet auteur, mais n'avait encore jamais lu un seul de ses ouvrages. En voyant la couverture et le titre de celui-ci à la bibliothèque, j'ai été intriguée et me suis lancée dans cette lecture. Verdict!


L'avis d'Arlé!

C'est une lecture qui me laisse me laisse assez perplexe. Car j'ai apprécié la lecture, malgré une pointe de déception, puis au dernier quart de celle-ci, j'ai eu la nette impression d'une fracture avec tout ce qu'il s'était passé précédemment.

L'Océan au bout du chemin est l'histoire d'un homme qui à l'occasion de retrouvailles auprès de sa famille, revit le souvenir de sa septième année. Une année particulière, où il rencontre une mystérieuse jeune fille qui prétend posséder un océan tandis que des événements aussi mystérieux qu'inquiétant surviennent dans son quartier.

J'ai apprécié cette lecture car c'est une lecture légère, qui se lisait rapidement mais surtout, car elle créait une atmosphère particulière. Entre de l'onirisme et de la nostalgie, ce qui m'a fait rappeler un peu Le Livre des choses perdues de John Connolly. L'histoire ne laisse pas indifférent - souvenir se passe la septième année du narrateur, et comme celui-ci est adulte au début de l'histoire, lorsqu'il se met à narrer ses souvenirs, on se demande si cela a été réel, si c'est l'imagination d'un enfant ou un peu des deux.
Mais malgré tout, il y a des points négatifs. Aux premiers chapitres, je me suis demandé "mais qu'est-ce que c'est que ça?". J'ai trouvé le style parfois aussi lourd, redondant et long que les rares Stephen King qui me sont passé sous la main. Heureusement, l'intrigue a commencé avant que ça ne devienne vraiment énervant, tout comme les événements et scènes d'actions arrivaient au bon moment.

Autre chose qui m'a vraiment troublé pour le coup, c'est cette histoire d'océan. Avec un titre tel que L'Océan au bout du chemin, je m'attendais à ce que cet océan occupe une place centrale, primordiale dans l'histoire.
Et bien non. Pas du tout, même. En réalité, il est quelque fois évoqué au début et ça et là au travers de l'histoire, trois fois tout au plus. Il ne trouve qu'un sens très confus que dans le dernier quart du bouquin. Le quart du bouquin dont je n'ai pas saisi le sens, que j'ai trouvé hors sujet par rapport à ce qui précède et qui me laisse perplexe quant à l'intégralité de l'histoire.
Et puis, à propos de cette histoire de suicide dans une voiture volée, de ce fichu océan, de certains personnages, de certains faits, rien n'est expliqué et j'ai refermé le livre un peu frustrée de tous ces questionnements qui sont restés tel quel durant toute ma lecture. Je ne sais pas s'il s'agit d'une volonté de l'auteur, de simplement transposer le souvenir tel quel d'un enfant devenu adulte, avec les mystères jamais résolus qui vont avec, ou si je suis simplement passé à côté de quelque chose.

Par rapport aux personnages d'ailleurs, j'ai apprécié brièvement Lettie. Seulement brièvement, car cette fille est un mystère. Elle et sa famille m'ont fait pensé aux trois Moires, surtout après une certaine scène de "couture". Quant au narrateur, je me suis sincèrement demandé comment a-t-il pu grandir, évoluer et devenir l'adulte que l'on trouve au début des premiers chapitres avec une histoire pareille dans son enfance. Certaines situations étaient franchement horribles, a fortiori pour le petit garçon qu'il fut. Sans m'attacher à lui, je me suis surprise à m'inquiéter de son sort (bêtement en plus, puisqu'il s'agit d'un souvenir raconté par un adulte donc...). En fait, en écrivant cette chronique, je crois que j'ai bien aimé la famille Hempstock, finalement. Particulière et dont chacun des membres a un franc parler et son petit caractère, contrairement à la famille du narrateur que j'ai trouvé plutôt creuse, cliché mêmes. Le narrateur enfant à mon sens avait une personnalité assez vague: tantôt très mature pour son âge, tantôt naïf à en pleurer et au final, je ne sais pas trop quoi en penser.

Néanmoins, cette lecture n'est pas foncièrement mauvaise. Mais je pense qu'elle ne correspond pas à tout le monde. L'Océan au bout du chemin est une lecture agréable entre deux livres, néanmoins il ne faut pas avoir trop d'attentes je pense, et aimer le style de l'auteur ainsi que les livres d'ambiance.

Et toi, tu penses quoi de tout ça? Raconte! 😉





http://nsa38.casimages.com/img/2015/12/09/151209083637689850.jpg

Petits mots:

  1. J'avais lu L'étrange vie de Nobody Owens de cet auteur que j'avais adoré, avant de lire celui-ci. Et personnellement, je n'ai pas réussi à mettre les mots sur ce livre, mais j'en ai pensé exactement la même chose que toi. C'était étrange, décousu, sans fil linéaire dans l'histoire en fait... ça ne m'a pas plu du tout du coup. :/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'était mon premier Neil Gaiman, celui-ci. Peut-être que c'est juste ce livre qui est un peu particulier?
      ça m'a fait un peu penser à Joyland de Stephen King qui a l'habitude d'écrire de l'horreur qui te fait frissonner dans ton lit, mais pour ce livre-ci, c'était plus axé sur une certaine nostalgie de la jeunesse, d'autrefois, etc.
      J'ai l'impression que l'Océan au bout du chemin, c'est un peu pareil. Sauf qu'effectivement, on a du mal à voir le fil conducteur de l'histoire.. :/

      Supprimer