Le bleu du ciel est déjà en eux, Stéphane Padovani.

21 févr. 2016

D’une ville de l’Europe à l’autre, le réel est trouble, âpre. Parfois même il menace. 
Empreints d’une étrangeté familière, les personnages de ces récits - guetteurs mélancoliques, orpailleurs du présent, rêveurs éperdus et cabossés - semblent chercher dans leur existence des voies de secours que seules les rencontres peuvent offrir. Pourtant ce bleu du ciel qu’ils veulent si ardemment est déjà en eux…

(Couverture et résumé sur Livraddict)




Le bleu du ciel est déjà en eux semblait être un livre prometteur, mais certains points négatifs m'ont bloqué durant toute ma lecture. Si bien que je suis satisfaite d'avoir enfin fini ce livre.
Malgré son format très court (moins de 140 pages), j'ai bien mis une semaine et demie à finir ce livre. Pourquoi? Principalement à cause du style de l'auteur auquel je n'ai pas du tout adhéré, et du fait des très nombreuses coquilles et des fautes de syntaxes qui parasitent le rythme de lecture. Ce n'est pas tant les références politiques ou culturelles manquantes mais plus ces phrases d'une page ou d'un paragraphe, pour vous donner un exemple. Des tournures de phrase qui laissent perplexe. Des discours tantôt rapportés, tantôt pas. Plein de petits détails comme cela qui m'ont énormément gêné.


Ensuite, je ne m'attendais pas du tout à plusieurs petites ''nouvelles'' comme ceci. J'ai eu l'impression plusieurs fois qu'il s'agissait de mots jetés sur le papier, presque en écriture spontanée / automatique et qui n'aurait de sens que pour l'auteur. Ce qui m'a un peu dérangé, car on sent quand même derrière qu'il y a un message, qu'il y a des sentiments qui tentent de nous parvenir. Les récits ne laissent pas totalement indifférents: tous ont pour sujets des thèmes durs, pour protagonistes des personnages torturés, perdus ou hanté pas leur passé. 

L'aspect fantastique de chacun de ces récits m'a aussi troublé, car il introduit d'une étrange façon, on oscille entre poésie et folie des personnages, si bien qu'on se demande ce qu'il en est réellement. 
J'ai vaguement apprécié deux récits, Occuper et  Conduire, mais leur fins m'ont semblé beaucoup trop symbolique ou incongru, pour j'en saisisse tout le sens. 
Du côté des personnages -un des points qui m'importent le plus dans une histoire-, j'ai été déçue, très déçue car... comment dire? J'aurais tendance à croire qu'il s'agissait là en fait de fantômes et d'âmes vagabondes qui ne savaient pas trop ce qui leur arrivait, pas trop ce qu'elle faisait dans leur vies. Ils n'ont rien éveillé en moi. Absolument rien. C'est assez étrange et difficile à exprimer mais voilà. 
Mais on sent quand même le poids du passé que chacun des personnages cités porte, on sent qu'ils sont vecteurs de sentiments, qu'ils ont en commun la perdition, les questionnements ainsi que des doutes et des regrets. J'ai senti ces aspects mais ils ne m'ont pas atteint.


Le bleu du ciel est déjà en eux s'avère pour moi être davantage une lecture qui est ancré dans la symbolique, dans la poésie de sentiments mais dont le sens m'a échappé plutôt qu'une réelle déception. J'en garde le souvenir d'une lecture étrange, un peu mystique et source de questionnements, de perplexité mais je suis persuadée que nombreux sont les lecteurs qui apprécieront pleinement ce livre. 

Cette lecture entrant dans le cadre d'une Masse Critique, je remercie Babelio et Quidam éditeur pour cette découverte!  


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